Tricot #7 et dimanche matin







Dimanche matin un peu plus tôt que prévu, il fallait se consoler en adoucissant tout ça avec des pancakes au citron et aux graines de pavot (de la Tartine Gourmande dont je retrouve le livre avec joie après l'avoir un peu oublié). Il nous restait du caramel au beurre salé de Bretagne et avec c'était drôlement bon. 

Des petits pois et des boutons en forme de coeur? Oh oui! Tout juste prêt à glisser dans la valise, je viens de terminer ce gilet qui m'occupait depuis un moment. (Plus que 10 pour réussir mon petit auto-défi des 17 tricots en 2017...)

Grande journée jardinage prévue aujourd'hui, pour ne pas totalement retrouver une jungle en rentrant! Mauvaises herbes, tondre, et couper de nouveaux bambous pour soutenir ces tomates qui grossissent, grossissent, grossissent. J'espère qu'on ne va pas toutes les rater! 

#28











Gâteau maman! Alors il fallait faire des cookies, avec du tahini, des flocons d'avoine, et puis du thym aussi tiens, mes préférés depuis toujours. Je rentre alors que ça dort tout silencieusement là haut, alors j'ai quelques minutes d'Agnès Varda (les plages d'Agnès, quel bonheur) et quelques rangs de plus dans cette manche... Avant des km de Icord qui me font un peu peur je crois (au final c'était rapide et chouette). Les vacances pour les enfants et au travail que des nouvelles têtes pour mes "stages d'été", les journées passent vite avec ce nouveaux liens à créer, pour un petit temps. Ils arrivent essoufflés de leurs tours de vélo, avec un cousin ou une copine qui attend dans la salle d'attente, petite parenthèse juste pour eux et ce qui leur est difficile dans leur journée. Vous partez vous? Oh que oui, et la liste anti-oubli sur un coin du bureau pour noter les illuminations: le pot, les graines de lin ou le sac des livres préférés tiens aussi. 

Il pleut et j'essaie de rester empathique face aux limaces, même si j'ai des pulsions pas très animistes. On va à la piscine, les petits pieds s'agitent dans les cabines, les têtes vite embonnetées. Les mains sont très serrées aux nôtres, mais les souvenirs de petits poissons remontent vite. Notre prudent et notre détendu, si différents, bien deux, savourant les gouttes aussi fort l'un que l'autre. Encore un pas vers l'ici pour de bon, la découverte d'une nouvelle piscine, après la route entre les bois et les champs. La bulle à souvenirs qui grossit, toujours. 

Sur la table, parfois à la main dans le jardin, du clafoutis aux tomates et à la courgette, un gâteau bicolore, afin on dit marbré, -mais ça me fait trop penser au Savane pas bon- avec ici les flocons d'avoine dedans qui goûtent comme des pépites. Puis surtout beaucoup beaucoup de spaghettis de courgettes crues (+ citron, huile d'olive, sirop d'érable, menthe et les graines de lin qu'il y a de toute façon partout). Je retrouve toujours mon Mitterand et sa Anne le soir, mais le livre est si gros et déséquilibré maintenant que je me rapproche de la fin, que ça me picote les poignets. S'il n'est pas fini il attendra mon retour, les idéaux minimalistes de voyage ne sont pas compatibles avec ce pavé. Hier de nouvelles mailles, pour un projet aux bonnes ondes, d'un mauve grisé qui rendra forcément heureux celui ou celle qui s'en enveloppera... Il faut que je prévois un second projet, s'il y a beaucoup de soirées comme si on était au coin du feu et que les mailles avancent (trop) vite. Sûrement quelque chose avec de la dentelle...

#27







Sur la route que je préfère autour de chez nous on s'arrête prendre des cerises. Un kilo, et tiens du miel aussi non? Puis des bouteilles très locales pour amener en Ecosse. Champagne dit Pépin, presque, mais ne dit pas ça trop fort tu vas fâcher des gens! Le paysage est rythmé par les moissons, je me laisse happer par ces mouvements de va et vient, la poussière que dégage les champs. Les hommes sur les routes, si bruns, respirent la fatigue et l'excitation de ces temps intenses. C'est une comptine fascinante, ancrée dans ces saisons qui se succèdent et qu'on entend si fort ici. C'est beaucoup de joie d'en être si près, un peu plus près de l'intimité de la terre, si je n'avais pas peur que ces mots sonnent trop gros. 

D'un coup des lampes couvrent les ampoules jusqu'alors nues. Ça fait drôlement maison! On se demande un peu pourquoi on s'en était privé jusque là. On ne croise plus beaucoup de piles d'habits, et ça n'est plus si déraisonnable de passer du temps masking tape à la main pour se mettre les souvenirs sous les yeux, sur les murs. Les coins-cachette à musaraignes dehors se désencombrent. Maintenant quand on s'agite un peu ça se voit et on avait besoin de ça. On débarrasse les coins à musaraignes dehors, il y a avait de bonnes cachettes avec le bazar. Maintenant ce sont les vélos, la trottinette et les camion qui ont leur petit coin. Ça n'est peut-être pas incompatible avec les petites bestioles d'ailleurs... 

Tout petit matin, il a oublié de mettre le biberon là où je lui avais demandé et les allers-retours dans les escaliers me réveillent juste assez pour ne pas espérer de me rendormir (oui je l'aurais bien tué, ou au moins réveillé...trop gentille encore un peu). Avant même que la bouilloire ait fini de chauffer j'ai trouvé une recette de cake à la cerise et au chocolat blanc, comme j'en avais eu l'envie en bouche en me couchant la veille. Il est beau et des cerises sort un jus parfait quand on en croque un morceau. J'appelle du bureau juste pour dire que je l'ai rangé au frigo, tu leur en proposes, pour le petit-déjeuner hein? C'est Pépin qui décroche le téléphone, c'est maman! J'ai hâte du sirop d'orgeat en rentrant, en tout début d'après-midi pour une fois, parce que ça sent les vacances quand même. Je veux la piscine lundi, je veux le short un peu crapouque tout à l'heure, qui dira que je suis chez moi, je veux aller guetter mon plant de melon qui ressemble bien de plus en plus à des courgettes, je veux continuer ma manche jaune et préparer la laine pour le projet du voyage... J'ai la tête ailleurs, tout à fait chez moi, et déjà un peu outre-manche. 

#26









On était seuls dans le parc, à par quelques chiens assez poilus pour s'en fichent de la pluie. On ne venait jamais là, quand on habitait ici, ça rendait la sortie un peu plus exotique (encore!). Grimper tout seul! puis hésiter en haut du toboggan. Des allers-retours tout le temps entre la marche du dessus et celle sur laquelle on est bien, nous on ne fait pas ça si? Ce serait un bon chemin pourtant. 

Le samedi c'était vraiment dur, un de ces matins où je fantasme d'aimer le café, d'être de ceux à on ne parle qu'après la première ou deuxième tasse. Moi je restais embrumée, le thé m'accompagne et je ne lui en veux pas. La dernière part du carrot cake avait été mangée, c'est bien je n'avais pas à me poser la question d'être raisonnable ou pas. Pas de flocons d'avoine non plus, ce sera pour le goûter, avec les framboises qu'il serait temps de cueillir. La liste du jour, sur un bout d'enveloppe, un tableau oui/non assez éloquent, rappeler ce pénible, le mail à la banquière... bref la vraie-fausse vie qu'on n'arrive jamais à étouffer. 

On rapatrie des affaires à la maison, enfin. Sur les cartons il y a écrit agendas, souvenirs maman, albums photos. Tout ça ce sont des souvenirs, intolérablement anciens. Dans mes agendas j'ai un peu mal pour la fille tellement enfermée que j'étais. J'ai envie de lui dire de profiter de sa maman, car ce sera court. De se délivrer de cet homme qui ne lui fera que du mal. Qu'elle n'est pas obligée de se faire mal pour sentir que si, si, elle est bien en vie. Dans les sacs à main de ma mère des lingettes pour les lunettes et c'est un détail qui pourrait me faire pleurer pendant des heures. J'ai mal et depuis que je veux bien l'entendre c'est un peu plus vivable. J'ai le droit d'y penser quand je suis dans la voiture, toute seule, pendant les petits trajets travail, yoga ou courses. Petit temps défini en tête à tête avec la douleur mais aussi un peu le plaisir d'être avec eux. C'est tellement vrai que ce serait mieux s'ils étaient là. Ça va mieux depuis que je peux le dire, surprise que ça ne me fasse pas éclater. 

Je voulais mettre ma salopette, mais il y avait des taches. Ce sera l'uniforme alors, la blouse, le nouveau jean. Les sandales, rouges ou jaunes, même si l'ostéo a dit de porter de "vraies" chaussures (et des bas de contention mais y'a des limites non?). Une chambre, oui, mais pas encore d'armoire, alors les petites piles au départ bien organisées se transforment un peu en cafouillis, je ne pioche plus que dans les premières couches, les tenues tournent en boucle. On va à la piscine de la ville d'à côté, pour la première fois après plein d'envies avortées. Les petites pattes nues et les visages enbonnettées tellement magnifiques. Pépin prudent, souriant du plaisir qu'il anticipe, Odilon vite tout mou sur le dos, tout contre moi, à se laisser flotter. Ça pourrait durer des heures cette union, comme avant, l'avant magique, et en m'y fondant je me dis que ça durera toute la vie, quelle que soit la couleur du fil de la relation. 

#25












J'avais envie de m'acheter un maillot de bain, parce qu'une valise dans laquelle on glisse un maillot de bain tout neuf c'est une jolie pensée. Et puis j'ai pensé que j'en avais déjà un, qu'il était même pas si moche, rose et un peu graufretté, et d'un coup l'envie avait éclaté comme les bulles que me réclament souvent les boubis. 

Ça commençait à avoir du sens de dire "notre" chambre, et ça faisait drôlement du bien. Il a monté la commode pendant que je clouais les cadres qui allaient forcément faire partie du décor. Le lit est descendu, quelques jours plus tard que prévu, sous l'oeil captivé de nos assistants... Le parquet s'est avéré bicolore, on dit qu'on s'en fiche? Oh oui aller, une étape de plus sur cette épreuve de longue durée et nos dents se seraient cassées à force de grincer. L'armoire sera verte, on pourra guetter le potager, et mon pot à aiguilles sera à moi rien qu'à moi... (Jusqu'au jour où ils sauront déplacer l'escabeau). 

Dans mon tiroir (celui du meuble à fleurs, mi-bazar, mi-garde manger, mi (sic!)-rangement à feuilles de soins) je me souviens en l'ouvrant discrètement que se trouvent trois tablettes de chocolat, en signe de rédemption d'un patient bien tête en l'air qui m'a souvent fait regretter de ne pas prendre mon tricot au boulot. J'avais pourtant pris les restes de kedgeree (une tambouille de riz, curry, poissons, roquette cuites etc), auxquels j'avais ajouté des petits pois vert fluo tout brillants du jardin. Oui, oui, du jardin, sourire béat, yeux brillants, tutti quanti. Mais bref, plus ou moins discrètement, c'était chouette ces carrés au goût d'encouragement.

Sont venues les premières nuits séparés d'un étage, et ne m'était pas vraiment venu à l'idée que ça m'embêterait. J'en avais fort envie de ces murs jaunes, de ne pas avoir à traverser l'étage à pas de souris les jours travaillés, ne pas me maudire et perdre dix minutes à tout retraverser si j'avais oh malheur oublié une culotte. N'empêche, les deux premiers couchers pour l'instant ont été très joues-mouillées, pour moi. On a toujours dormi tous ensemble et cette complicité de nuits est si chouette. Je pensais qu'elle traverserait le tout fin plancher, mais on ne sent pas leur odeur ici! (Re-sanglots). Comme il est parfait il a dit un lit, ça se remonte. Mais on essaie un peu quand même? Et savoir qu'on n'était pas obligé si on y arrivait pas (enfin, "on"...), ça mettait déjà de l'air dans la gorge. On a ri en se disant que dis donc, ça nous ferait une chambre d'amis de luxe si on remontait dans notre chambre commune finalement... On va la mettre sur Airbnb! Mais peut-être que ça ira, et que mes montées nocturnes, juste un petit coup, me suffiront. (Bon et puis Odilon a fini la nuit chez nous, petit bouillotte, hier, sous l'oeil un peu content un peu tssss de son papa, alors...). 

#24







Je rentre un peu sonnée, un peu geignarde. Je lui raconte comme je tâtonne, des histoires d'horaires lui il vient à 15h, mais le mardi il faut que je réserve plus de temps à l'itep, et je pensais que ce suivi s'arrêterait, et, et, et. Il aurait fallu que je me mette tout de suite pieds nus, devant, pour sentir la pierre chaude, que j'enlève ma blouse blanche pour que personne n'y fasse de tâches. Après un temps de retour sur ma terre, j'avais un verre de sirop de pamplemousse entre les mains, et j'étais bien là. Pépin et Odilon faisaient des allers-retours en vélo dans le chemin devant chez nous, disant qu'ils allaient voir les chevaux. 

La liste du jeudi pas travaillé a plutôt bon goût. Celui de la tarte aux abricots, encore, déjà. Dans mon cabas j'entasse les jupes et les robes et même une salopette, pour aller chez la retoucheuse. Il ne faudrait pas que j'oublie le pain, mais c'est finalement ce qui arrive. Je n'y avais pas tellement pensé mais je rentre dans ce salon de coiffure en me disant que ça y est j'étais vraiment ici (et moins snob aussi aah!). Non on peut pas faire plus clair à cause du henné? Bon tant mieux peut-être. Le lendemain je mange une part de cake à la framboise avec une tasse d'earl grey entre les genoux. C'est pour le travail et autour de moi les parents racontent les écrans chez eux, si ça leur va comme ça, ce qu'ils feraient idéalement. Je dis plusieurs fois la vraie vie, celle des mains, sans trop savoir si ça leur parle. C'est mon boulot, de parler le même langage, mais je n'ai sûrement pas toujours les bons filtres. 

Encore après je porte ma salopette presque parfaite. Le matin le bol pareil aux jours de réveil, sans que ce soit terne ou pénible. Le pack-lunch à préparer, parfois facile, les lendemains de salade de pâtes ou de risotto, parfois un peu plus grognon. En sortant je jette un oeil au barbecue dans lequel les garçons ont entassé des bûches, pour faire comme si, et ça me fait un peu mal de partir, même si ça n'est pour pas pour si longtemps. En rentrant il y a ce "bleu je-sais-plus-quoi" mais pas canard comme je le voulais en tout cas, à finir. On se marre à lui inventer des noms, bleu pacifique, bleu Tahiti douche, bleu harpic... Non mais il faut voir en contexte, hein! J'ai la tête dans le gâteau de fête des pères, il y aura des étages. Je n'ai pas de papier cadeau, mais ça je crois qu'il s'en fichera... 

#23



(un 52 portrait sans vraiment de portrait, et même pas avec de vraies photos d'appareil...)

Dans la voiture il y a toujours un petit tas d'enveloppes bleues. C'est la paperasse-folie, pas si dure à penser. Parfois je m'arrête devant la boîte -sur la grille de la mairie- le matin, ou parfois plutôt en rentrant. Ça dépend quand j'ai besoin d'un peu plus d'air, quand je décide que j'ai le temps. Quelques secondes en plus. Un samedi c'est plus dur qu'à l'accoutumée. Je suis trop dans l'après et l'instant présent se fait la malle, ainsi chahuté il devient pénible. Je pense aux choux à faire (profiteroles demain!), à la pelouse à tondre (tu n'y touche pas hein, c'est pour moi tout à l'heure!). J'ai mis mes belles chaussures, je ne sais pas s'il le verra quand je rentrerai. 

Les abricots trop mûrs réclament une tarte. Je fais une pâte à l'huile d'olive, et dans la poudre d'amandes j'ajoute des zeste de citron. Plutôt du miel ou du sirop d'érable? Mmmmh partons sur le miel. Une virée dans le jardin pour ramasser un petit bol de fraises des bois, celles qu'ils ne gobent pas, pour faire bon et joli sur les abricots. Elle a le temps de refroidir et on la goûte le soir même, avec des regards-sourires entendus qui disent drôlement bienvenue à cette première tarte aux abricots de la saison. Je garde les noyaux, maintenant ça a drôlement de sens. 

Dans ma tête, puis en vrai je commence les listes des bagages pour le grand périple en Ecosse cet été. On a vraiment besoin de le sentir s'approcher, un peu ternis par la fin d'année gris-ifiante. Sur les genoux, et en plus ils sont écorchés. Mon emploi du temps déborde de son minimalisme projeté. Mes trois jours de travail ne l'ont pas été depuis... janvier en fait (gros yeux!), et les travaux font un peu l'effet de sables mouvants. Plus les tracasseries administratives qui donnent vraiment envie de vivre comme une fugitive qui ne sortirait jamais de son jardin. Quel tricot? Il faudra prendre les graines de lin, des habits un peu râpés qui ne feraient pas le retour avec nous. Une nuit je rêve que les petits pois sont arrivés, et le matin je vais leur dire bonjour, sans trop rien espérer... et si! Des gousses dont une bien remplie, d'autres qui vont suivre, fou! Quel goût d'or ils auront, ces premiers petits pois. T'es complètement connectée à ton potager maintenant, en riant. Je fais semblant de ne pas trop voir les deux très petites tomates, pour ne pas les rendre timides mais... 

Mailles... #3,4,5 et 6









2017, 17 tricots on avait dit! Les mailles se mêlent toujours, même si je suis plutôt gauche avec les articles qui disent c'est fini

Qui viennent garnir le recueil enlainé j'ai tricoté: des chaussettes roses tout écolo pour Amélie. Les toutes premières, c'était un joli challenge origamiesque! Un pull bicolore d'amour pour les garçons l'hiver prochain, dans un fil qui donne envie de s'en faire une couette tant il est moelleux. Un autre pull, pour bientôt je pense celui là, en lin... J'aimais la petite armure de point mousse sur le devant. Je pense le refaire dans une laine plus douillette, le modèle sera mieux mis en valeur je crois. Et le petit chef d'oeuvre, un pull pour moi que je porte toujours avec moult fierté. Le modèle, la laine, bref tout est AMOUR dans ce pull! 

6/17, ça avance, ça avance! Un pull rouge en léger stand by pour l'instant, trop de point mousse tue le point mousse. Je me redonne un coup de fouet salutaire avec une histoire gilet à "pois" dans un fil cachemire/angora/attention les yeux... 

"Bientôt" un petit compte-rendu ici! Ce soir il est parti à son match, en haut ça grinçote-virevolte encore (je bosse ma cardio avec mes dizaines d'aller-retour...) mais quand enfin ça ronflera les aiguilles s'agiteront. Il faut seulement que je me trouve le podcast qui m'accompagnera en plus de la pluie dehors...